LA DÉMOCRATIE DIRECTE : LE GRAND RECENSEMENT

Combien sommes-nous ?

Cette initiative a pour objectif de recenser les Français prêts à soutenir la création d’un mouvement politique nouveau, tourné vers l’avenir et construit autour de la démocratie directe, en rupture avec le modèle des partis politiques hérité d’une autre époque.

La première étape est simple : recenser combien nous sommes, prêts à nous unir autour d’un tel projet.

Combien sommes-nous ?

Une part croissante des citoyens ne se reconnaît plus dans l’offre politique actuelle. En 2026, 78 % des Français déclarent ne pas avoir confiance dans la politique en général*. À droite, à gauche, au centre comme aux extrêmes, chacun promet de réparer le pays. Pourtant, aucun programme ne semble aujourd’hui répondre à lui seul à l’ensemble des défis auxquels la France est confrontée, et le sentiment d’impuissance collective demeure.

L’élection présidentielle de 2027 approche. Avant qu’un nouveau programme, un nouveau parti ou un nouveau candidat ne demande notre confiance, cette initiative propose de répondre à une question simple : combien sommes-nous à vouloir participer directement aux grandes orientations politiques du pays ?

Il n’y a pas de programme déjà écrit. L’initiative propose d’abord une méthode : recenser, sans inscription nominative, les citoyens prêts à soutenir une autre manière de construire les grandes orientations politiques selon les principes de la démocratie directe.

L’objectif : remettre les grandes orientations de la France entre les mains de ses citoyens et permettre à chacun de faire entendre directement sa voix et de reprendre sa part de responsabilité dans les choix qui engagent notre avenir collectif.

La démocratie directe, c’est : construire ensemble, décider ensemble, dans la transparence et la responsabilité.

Si vous souhaitez participer à l’émergence de ce mouvement citoyen en vue de 2027, cliquez sur « Je me recense ».

* Baromètre de la confiance politique 2026, CEVIPOF / OpinionWay.

Pourquoi commencer par un recensement ?

Une volonté individuelle reste souvent invisible. Une volonté partagée par des milliers, des centaines de milliers ou des millions de citoyens peut devenir une réalité collective.

L’objectif de cette première étape est donc volontairement simple : permettre à chacun de savoir combien de Français souhaitent voir la démocratie directe prendre une place plus importante dans les grandes orientations politiques du pays.

Le chiffre obtenu n’a pas vocation à désigner un candidat, à valider un programme ou à créer immédiatement un nouveau mouvement politique. Il doit d’abord permettre une prise de conscience collective.

Si nous sommes peu nombreux, nous le saurons.
Si nous sommes nombreux, nous le saurons aussi.

Et si le recensement faisait apparaître une volonté citoyenne significative, sa publication pourrait alors permettre aux citoyens et aux différents acteurs travaillant déjà sur la démocratie directe de prendre la mesure de cette réalité, de se rapprocher et d’envisager ensemble ce qui pourrait en découler.

Avant de décider de ce qu’il faut construire, commençons par savoir combien nous sommes.

Qu’est-ce que la démocratie directe ?

La démocratie directe désigne différentes formes d’organisation politique dans lesquelles les citoyens participent directement à l’élaboration ou à la prise de décisions publiques, plutôt que d’exercer leur souveraineté uniquement par l’intermédiaire de représentants élus.

Elle peut prendre des formes très différentes : référendums, initiatives populaires, consultations citoyennes, assemblées citoyennes, possibilité de proposer ou d’abroger une loi, de modifier la Constitution ou encore, selon certains modèles, de révoquer un élu.

Il n’existe donc ni un modèle unique de démocratie directe, ni une liste fermée d’outils permettant de la mettre en œuvre.

L’exemple suisse

La Suisse constitue l’un des exemples les plus connus de démocratie directe. Au niveau fédéral, ses citoyens peuvent notamment proposer une modification de la Constitution en réunissant 100 000 signatures en 18 mois, ou demander qu’une loi adoptée par le Parlement soit soumise au vote populaire avec 50 000 signatures en 100 jours. Certaines décisions, notamment les modifications constitutionnelles, sont par ailleurs obligatoirement soumises au vote populaire.

Le système suisse n’est cependant ni le seul modèle possible de démocratie directe, ni un modèle exempt de limites. Il constitue avant tout un exemple concret de la place importante que des outils de démocratie directe peuvent occuper dans le fonctionnement d’un État.

Quelques exemples d’outils de démocratie directe

La démocratie directe peut s’appuyer sur de nombreux mécanismes, dont la forme et le fonctionnement peuvent varier considérablement selon les systèmes politiques.

Le référendum et le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en sont deux exemples particulièrement connus, mais ils ne constituent qu’une partie des outils qui peuvent permettre aux citoyens de participer directement aux décisions publiques.

D’autres mécanismes peuvent également exister : initiatives populaires, consultations citoyennes, assemblées citoyennes, droit de proposer ou d’abroger une loi, révocation d’élus ou encore différentes formes de participation directe à l’élaboration des décisions.

Le référendum : décider directement sur les grandes questions

Le référendum permet de soumettre directement une question au vote des citoyens.

Il peut concerner une décision particulière, une réforme importante, l’adoption ou l’abrogation d’une loi ou, selon les règles constitutionnelles retenues, des choix fondamentaux concernant l’organisation même du pays.

Faut-il adopter une nouvelle Constitution ?
Faut-il abroger une loi précédemment adoptée ?
Faut-il modifier profondément l’organisation et les pouvoirs des institutions françaises ?
Faut-il transférer certaines compétences aujourd’hui exercées par l’État aux collectivités locales ?
Faut-il ratifier un traité international ayant des conséquences importantes sur l’organisation ou la souveraineté du pays ?
Faut-il modifier le mode d’élection ou la durée du mandat de certaines institutions ?

Ces questions sont uniquement des exemples destinés à illustrer la portée que peut avoir l’outil référendaire. Elles ne constituent aucune proposition politique de cette initiative.

Le référendum n’est d’ailleurs pas étranger aux institutions françaises. La Constitution affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

La question posée par la démocratie directe n’est donc pas seulement de savoir sur quoi les citoyens peuvent voter, mais également qui peut provoquer un référendum, dans quelles conditions et avec quelle portée.

Le RIC : concrètement, à quoi cela pourrait-il servir ?

Le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) est l’un des outils possibles de la démocratie directe. Son principe est simple : permettre aux citoyens d’être eux-mêmes à l’origine d’une proposition soumise au vote de la population lorsque les conditions prévues sont réunies.

Selon le modèle retenu, il pourrait permettre de proposer une mesure, de modifier ou d’abroger une loi, ou encore de soumettre certaines grandes orientations à la décision des citoyens.

Les sujets pourraient concerner des domaines extrêmement différents. Par exemple :

Faut-il réduire le taux de TVA sur certains produits de première nécessité ?
Faut-il mettre en place un mécanisme limitant la hausse du prix des carburants lorsqu’il dépasse un certain seuil ?
Faut-il alléger la fiscalité des PME et PMI afin de favoriser leur développement et l’emploi ?
Faut-il limiter davantage les possibilités de réduction ou d’aménagement des peines prononcées par les tribunaux ?
Faut-il renforcer les peines prévues pour les crimes sexuels commis sur des mineurs ?
Faut-il réduire davantage l’utilisation des pesticides et herbicides présentant des risques pour la santé ou l’environnement ?
Faut-il renforcer les règles relatives au bien-être animal dans les élevages intensifs ?
Faut-il modifier les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France ?
Faut-il renforcer les moyens consacrés à la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales ?
Faut-il réduire les droits de succession pour les transmissions au sein des familles ?
Faut-il taxer les transactions financières réalisées sur les marchés boursiers à hauteur de 0,05 %* ?
Faut-il soumettre à référendum toute modification importante de l’âge légal de départ à la retraite ?
Faut-il augmenter la contribution fiscale des grandes multinationales du numérique réalisant une part importante de leur activité en France ?
Faut-il garantir qu’une part minimale du prix de vente des produits agricoles revienne aux producteurs ?
Faut-il renforcer la décentralisation en transférant davantage de pouvoirs de décision de l’État vers les collectivités locales (communes, communautés de communes, départements, régions…) ?

Ces questions sont uniquement des exemples fictifs, volontairement choisis dans des domaines et des sensibilités différents. Elles ne constituent aucune proposition politique de cette initiative.

Prenons simplement la première.

Des citoyens proposent de réduire le taux de TVA sur certains produits de première nécessité. La proposition recueille 100 000 signatures.

Imaginons, à titre d’exemple, que ce soit le seuil nécessaire pour déclencher la procédure. Après les contrôles prévus et une période de débat permettant à chacun de prendre connaissance des arguments pour et contre, la proposition est soumise au vote des citoyens.

Si les citoyens l’approuvent, elle est adoptée. S’ils la rejettent, elle ne l’est pas.

C’est ce qui distingue fondamentalement un tel mécanisme d’une simple pétition : lorsque les conditions prévues sont réunies, les citoyens disposent d’un moyen leur permettant de soumettre directement une proposition à la décision populaire.

Le seuil de 100 000 signatures est utilisé ici uniquement pour rendre l’exemple concret. Les modalités d’un éventuel RIC — seuil, délais, domaines concernés, contrôles, règles constitutionnelles et conditions du vote — pourraient prendre des formes très différentes.

* Taux utilisé uniquement à titre d’exemple. Les questions, chiffres et modalités présentés dans cette section sont purement illustratifs et ne constituent aucune proposition politique de cette initiative.

Les grandes priorités à définir ensemble

Les priorités auront vocation à être définies collectivement. À ce stade, les sujets ci-dessous sont proposés à titre indicatif et comme point de départ à la réflexion. Leur ordre de présentation ne reflète aucune hiérarchie particulière.

Démocratie directe

Consultation citoyenne, référendums, institutions.

Économie et finances publiques

Pouvoir d’achat, fiscalité, dette, dépenses publiques, évasion fiscale.

Sécurité et justice

Sécurité du quotidien, justice, prévention, application des peines.

Santé et protection sociale

Hôpital, médecine de proximité, dépendance, retraites.

Travail et éducation

Emploi, formation, école, enseignement supérieur.

Logement et aménagement du territoire

Accès au logement, urbanisme, ruralité, transports.

Écologie, énergie et agriculture

Environnement, transition énergétique, souveraineté alimentaire, ressources naturelles.

Politique migratoire et cohésion nationale

Intégration, maîtrise des flux migratoires, citoyenneté.

Politique européenne et internationale

Union européenne, diplomatie, défense, souveraineté.

Numérique, intelligence artificielle et technologies

Intelligence artificielle, automatisation, données et vie privée, souveraineté numérique, innovation et transformations technologiques.

Passez à l’action : le pouvoir du bouche-à-oreille

Cette initiative ne repose ni sur un parti politique, ni sur un financement public, ni sur une campagne médiatique nationale. Ici, chaque citoyen compte.

Elle repose avant tout sur le bouche-à-oreille.

Aucun citoyen ne peut changer seul la trajectoire d’un pays. En revanche, quelques citoyens qui partagent une même idée peuvent rapidement créer une dynamique collective.

Par exemple, si 5 personnes partagent cette initiative avec 5 autres personnes, puis que chacune des personnes qui y adhèrent la partage à son tour avec 5 autres personnes, plus de 12 millions de citoyens peuvent être atteints en seulement 10 tours de bouche-à-oreille.

Cette initiative n’existera que si ceux qui s’y reconnaissent choisissent d’en parler autour d’eux.

Si vous pensez que cette démarche mérite d’être connue, partagez cette page à au moins 5 personnes si vous pouvez.

Et après ?

La suite commence dès maintenant.

En choisissant de soutenir cette initiative, puis de la partager autour de vous, vous participez déjà à sa construction.

Ici, pas de campagne imposée d’en haut : la dynamique dépend directement de l’action de chacun.

Devenez un relais citoyen

Si vous vous reconnaissez dans cette démarche, partagez-la à votre tour, si vous le pouvez, avec au moins 5 personnes susceptibles de vouloir la découvrir.

Il ne s’agit pas de convaincre, mais simplement de faire connaître l’initiative et de permettre à chacun de décider librement s’il souhaite ou non la soutenir.

Gardez de votre côté une trace des personnes auxquelles vous avez transmis cette page : notez-les simplement sur un papier ou sur votre smartphone. Si l’initiative franchit demain une étape importante, vous pourrez ainsi les en informer à votre tour.

Ne nous transmettez aucune information les concernant.

Le projet n’a pas vocation à constituer un fichier des personnes contactées. Chaque relais reste entièrement libre et responsable de son propre réseau de partage.

Restez informé si vous le souhaitez

Soutenir le recensement ne nécessite aucune inscription nominative.

Si vous souhaitez cependant être informé des étapes importantes du projet, vous pourrez laisser volontairement une adresse électronique.

Cette inscription sera indépendante de votre soutien au recensement : donner son adresse électronique ne sera jamais une condition pour être comptabilisé.

Et si nous devenons nombreux ?

Le premier objectif reste de savoir combien nous sommes.

Si le recensement révèle une volonté citoyenne significative, cette réalité sera rendue publique afin que chacun puisse en prendre la mesure.

Citoyens, associations, collectifs, chercheurs et autres acteurs intéressés par la démocratie directe pourront alors se rapprocher, confronter leurs expériences et réfléchir ensemble aux suites possibles.

Aucun parti, aucun programme, aucun candidat ni aucune organisation future ne sont décidés à l’avance.

Avant de décider de ce qu’il faut construire, commençons par savoir combien nous sommes.

La démocratie directe n’est alors plus seulement une idée : par cette première dynamique collective, nous commençons déjà à en appliquer l’esprit.

Pour aller plus loin

De nombreux citoyens, associations, collectifs et initiatives travaillent déjà en France sur les différents outils et formes que peut prendre la démocratie directe.

Cette initiative n’a pas vocation à se substituer à ces acteurs, ni à élaborer elle-même le modèle qui devrait être adopté. Son rôle, à ce stade, est volontairement limité : recenser combien de citoyens souhaitent voir la démocratie directe prendre une place plus importante dans les grandes orientations politiques du pays et rendre ce nombre visible.

Si ce recensement révèle une volonté citoyenne significative, les travaux, expériences et propositions déjà développés par ces différents acteurs pourront naturellement contribuer aux réflexions qui pourraient alors émerger.

En attendant, chacun peut dès aujourd’hui découvrir leurs travaux, comparer les différentes approches existantes et se faire sa propre opinion.

Voir les acteurs et ressources

Cette liste n’est pas exhaustive. De nombreux autres citoyens, chercheurs, associations et collectifs travaillent également sur ces questions.

La présence de ces liens est exclusivement informative. Cette initiative n’est affiliée à aucune de ces organisations et ne reprend à son compte ni l’ensemble de leurs propositions, ni leurs éventuelles orientations politiques.
Charte du recensement

Cette initiative part d’une question simple : combien de Français souhaitent voir la démocratie directe prendre une place plus importante dans les grandes orientations politiques du pays ?

Cette première étape n’a pas pour objet de créer un parti, de désigner un candidat ou de faire approuver un programme politique. Elle vise d’abord à rendre visible une volonté citoyenne qui, aujourd’hui, ne peut pas réellement être mesurée.

1. Un recensement, avant toute chose

La première mission de cette initiative est de mesurer et de rendre public le nombre de citoyens qui se reconnaissent dans cette démarche.

Nous ne créons pas aujourd’hui un mouvement politique. Nous cherchons d’abord à savoir combien nous sommes.

2. Aucun programme politique préétabli

Soutenir ce recensement ne signifie pas adhérer à un programme politique quelconque.

Les opinions des participants peuvent être différentes sur l’économie, l’immigration, l’écologie, la sécurité, l’Europe ou tout autre sujet.

Ce qui les rassemble ici est uniquement la volonté de donner aux citoyens une place plus directe dans les grandes décisions qui engagent le pays.

3. Une initiative ouverte à tous

Cette démarche n’appartient ni à la droite, ni à la gauche, ni au centre, ni à aucun autre courant politique.

Elle est ouverte à tous les citoyens qui se reconnaissent dans son objectif, quelles que soient leurs opinions politiques par ailleurs.

4. Indépendance

Le recensement n’est placé sous l’autorité d’aucun parti politique, candidat ou organisation politique.

Aucun soutien apporté à cette initiative ne pourra être présenté comme un soutien à une personnalité, à une candidature ou à un parti.

5. Liberté et respect de la vie privée

Participer au recensement est libre et ne constitue aucune adhésion.

Aucune inscription nominative n’est nécessaire pour apporter son soutien.

Les éventuels moyens permettant de rester informé de l’évolution de l’initiative seront distincts du recensement et entièrement facultatifs.

6. Sincérité et transparence du recensement

Le nombre de citoyens affiché doit correspondre aux soutiens réellement enregistrés.

Aucun chiffre ne sera artificiellement ajouté afin de donner l’apparence d’une mobilisation plus importante.

La méthode utilisée pour comptabiliser les soutiens et limiter autant que possible les manipulations devra pouvoir être expliquée publiquement.

7. Aucune suite décidée à l’avance

Le recensement doit d’abord permettre d’établir une réalité.

Si nous sommes peu nombreux, nous le saurons. Si nous sommes nombreux, nous le saurons aussi.

Si le recensement révèle une volonté citoyenne significative, son résultat sera rendu public afin que chacun puisse prendre la mesure de cette réalité.

Cette prise de conscience pourra permettre aux citoyens, associations, collectifs, chercheurs et autres acteurs intéressés par la démocratie directe de se rapprocher, d’échanger et d’imaginer ensemble les suites qui pourraient être données à cette volonté collective.

Mais aucune organisation, aucun programme, aucun candidat ni aucune forme politique future ne sont décidés à l’avance.

Les initiateurs du recensement ne pourront se prévaloir de cette seule qualité pour s’approprier ou décider seuls des suites qui pourraient en émerger.

Cette initiative mesure une volonté. Elle ne prétend pas décider à l’avance de ce que cette volonté devra ou pourra devenir.

Contact

Vous souhaitez poser une question, partager une réflexion ou contribuer à cette initiative ?

Nous recherchons également des personnes prêtes à apporter leur aide, quel que soit leur niveau d’expérience ou de qualification : développement, communication, droit, graphisme, rédaction, organisation, relais locaux, ou simplement un peu de temps.

Toute aide utile à la construction, à l’amélioration ou à la diffusion du recensement est la bienvenue.

Contact : [adresse email à renseigner]